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Le dopage à des fins de performance chez les étudiants et les professionels

ISSseminairedrogue-performanceL'Institut Santé et société de l'UQAM organisait dans le cadre de ses Vidéoconférences-midi une table-ronde réunissant Jean-Sébastien Fallu, Johanne Collin et Christine Thoër, le 20 janvier 2016 à L'UQAM sur les usages des médicaments à des fins de performance. Chacun des participants a présenté une conférence suivi d'un échange avec la salle, dont les vidéos sont présentées ci-dessous :

  • Logiques d’usage des médicaments à des fins de performance : discours de jeunes adultes québécois, étudiants et professionnels.  Conférencière : Christine Thoër, professeure au Département de communication sociale et publique de l’UQAM et directrice de ComSanté, Centre de recherche sur la communication et la santé

L’objectif de cette recherche exploratoire basée sur des entrevues semi-dirigées réalisées auprès de 26 jeunes adultes québécois étudiants et travailleurs, était de cerner les significations qu’ils construisent autour de l’utilisation des médicaments à des fins de performance. Nos résultats mettent en évidence 3 logiques de consommation. Le recours aux médicaments stimulants est présenté comme une stratégie d’automédication d’un trouble non diagnostiqué, comme une ressource pour favoriser l’adaptation aux exigences inaccessibles de l’environnement académique ou professionnel et comme un moyen de concilier études, travail et vie sociale. Accéder à la vidéo

  • Usage de stimulants chez des jeunes québécois à des fins de performance, d’amaigrissement ou pour d’autres motifs. Conférencier: Jean-Sébastien Fallu, professeur à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal et directeur de la revue Drogues, santé et société. 

La consommation d’amphétamines (speed, uppers, etc.) et autres stimulants chez les adolescents québécois suscite inquiétudes et controverses. Cette présentation vise à faire le point sur la situation au Québec et sur certains aspects de ce phénomène. Une recension des écrits internationaux a été menée de pair avec une analyse exploratoire de quatre groupes-sonde réalisés auprès d’adolescents de la banlieue montréalaise. Les résultats seront discutés sous les angles de la pratique, de la recherche et des enjeux sociaux et éthiques.Accéder à la vidéo

  • Smart drugs : le brouillage des frontières entre usage médical et non médical des psychostimulants en contexte de pharmaceuticalisation. Conférencière : Johanne Collin, professeure titulaire à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal et directrice du MÉOS (Groupe de recherche sur le Médicament comme objet social). 

     

     

     

     

     

    Le phénomène des smart drugs ou amplificateurs cognitifs pour améliorer les performances académiques chez les étudiants universitaires a été largement médiatisé depuis une dizaine d’années et suscite le débat au niveau des enjeux éthiques qui le sous-tendent. Bien qu’on n’en connaisse pas très bien les contours statistiques –peu d’études québécoises sur le sujet- des études exploratoires comme celle que je mène actuellement permettront d’en savoir davantage. Ce phénomène appréhendé le plus souvent sous l’angle de la déviance/tricherie/toxicomanie avec toutes les connotations morales que cela implique, en cache un autre, beaucoup plus puissant et susceptible d’alimenter l’ampleur croissante des recours à ces médicaments : celui de la porosité des frontières entre usage médical et non médical des médicaments psychotropes et notamment des psychostimulants. Traditionnellement interprété comme émanant d’un processus de médicalisation de la société, on parle désormais de «pharmaceuticalisation» pour qualifier l’ampleur du phénomène. Accéder à la vidéo

Discussion avec l'auditoire : Accéder à la vidéo

À propos Christine Thoër

Christine Thoër est professeure au département de communication sociale et publique de l’Université du Québec à Montréal et directrice du Centre de recherche sur la communication et la santé (ComSanté). Elle travaille sur les usages d’Internet par la population et les soignants, les transformations de la communication soignant-soigné et les interventions en ligne de prévention/promotion de la santé.

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