Accueil » Billets scientifiques » Compte-rendu: séminaire « Rapprocher et faire autrement »

Compte-rendu: séminaire « Rapprocher et faire autrement »

Résumé

Le Centre de liaison sur l’intervention et la prévention psychosociales (CLIPP) est un organisme intermédiaire en innovation sociale. Neutre et non partisan, il fait des liens, suscite des rapprochements et permet la coconstruction de connaissances entre des acteurs aux connaissances et compétences interdisciplinaires variés, issus de milieux qui ne se retrouvent pas naturellement. Le but ? Générer des solutions aux retombées positives face à la complexité des enjeux sociaux. Au cœur de la démarche : validation scientifique, inclusion et interdisciplinarité.

À travers deux études de cas, dont l’un émergeant du milieu de la recherche et l’autre émergeant d’un milieu de pratique, le CLIPP fera la démonstration de son approche en montrant comment celle-ci aide à façonner la structure de son écosystème, maintenir la confiance et créer et renforcer les liens entre les partenaires de son réseau.

Conférencières :
Marie Claude Lagacé, MBA – Présidente-directrice générale du CLIPP
Julie Dutil, M.A.P – Directrice générale adjointe du CLIPP

Séminaire réalisé le 16 novembre 2017.

 

COMPTE-RENDU

Présidente-directrice générale du Centre de liaison sur l’intervention et la prévention psychosociales (CLIPP), Marie-Claude Lagacé est revenue sur les origines du centre et les idées qui ont motivé la professeure Mireille Mathieu, actuellement à la retraite, à fonder le CLIPP. « Elle (Mireille Mathieu) se disait, il y a plein de connaissances dans le secteur social qui ne sont pas connues. Les chercheur.e.s font de la recherche, ont fait des publications, mais ça ne s’y rend pas. », rappelle Mme Lagacé. Dans une communication qui a finalement pris la forme de discussion, la présidente-directrice générale du CLIPP a présenté un panorama historique de l’évolution du transfert des connaissances et des changements survenus au cours de l’histoire du centre.

Créé il y a presque 18 ans, le CLIPP a été fondé dans le but de diffuser les connaissances produites par les chercheur.e.s aux milieux utilisateurs. À son origine, le CLIPP tentait de rendre les résultats des recherches scientifiques plus accessibles en faisant le pont entre les chercheur.e.s et le public. Actuellement, le centre adopte une approche de coconstruction, dans un modèle nommé « Hub » ou carrefour en innovation sociale. « On ne fait plus le pont entre la recherche et les milieux, on branche différents acteurs de l’écosystème (…) », affirme Mme Lagacé. Le modèle « Hub » vise à créer des solutions positives durables dans un processus basé sur la validation scientifique, l’interdisciplinarité, la neutralité, la coconstruction et la contagion. Cette approche apporterait également des avantages aux chercheuses et aux chercheurs, tels que la crédibilité, la recherche de partenaires et de financement ainsi qu’un espace neutre d’expérimentation.

Julie Dutil, directrice générale adjointe du CLIPP, a ensuite exposé un premier cas pratique issu de projets développés par le centre : la Grille d’évaluation du développement de l’enfant (GED). Cet outil est né de besoins des intervenants et des gestionnaires en Centres jeunesse pour l’évaluation du développement des enfants. Le CLIPP a coordonné le projet de mise en œuvre d’une trousse équipée d’un guide d’utilisation et des items nécessaires pour réaliser les exercices auprès de la clientèle visée. Lors de cette exposition, des membres de l’assistance ont souligné l’importance de valider l’outil auprès des communautés ethniques, compte tenu de la diversité culturelle de la société québécoise. Les conférencières ont affirmé que la validation de l’outil auprès des communautés autochtones fait aussi partie des priorités actuelles du centre.

Puis, le projet Bien jouer lancé en octobre 2017, a été présenté par Mme Lagacé. Il vise à contrer l’intimidation, notamment dans les milieux scolaires. Le projet contribue à outiller les intervenants et les enseignants afin de leur permettre de mieux agir face aux cas d’intimidation et de promouvoir les comportements bienveillants chez les jeunes. L’outil a été développé en collaboration avec des enseignant.e.s de plusieurs écoles partout au Québec, dont Shawn Young, enseignant dans une école secondaire privée à Sherbrooke*. Le jeu Classcraft, développé par l’enseignant dans le but de mieux gérer les conflits en classe et de motiver les élèves, a été adapté dans le cadre du projet. De plus, un guide, destiné aux intervenant.e.s et aux enseignant.e.s, a été conçu afin d’orienter les professionnel.le.s désirant adopter le projet dans leur milieu. Le guide est disponible en version papier et en ligne.


Autres commentaires de l’assistance

Des membres de l’assistance ont aussi souligné l’importance de la rigueur scientifique dans la coconstruction des connaissances. Ils ont également mentionné que la démarche de coconstruction des connaissances est parfois plus porteuse en termes d’apprentissages et d’appropriation des connaissances que les résultats de la recherche. D’ailleurs, plusieurs participant.e.s à la rencontre se sont montré.e.s intéressé.e.s par l’accès à des documents présentant les démarches de coconstruction des connaissances.

*Voir reportage.

 

Vous pouvez consulter les diaporamas utilisées lors de cette présentation.


Pour connaitre l’entièreté de cette communication, veuillez écouter la capsule vidéo.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*