
Nous explorerons dans ce second billet comment les fausses nouvelles sont un sujet d’intérêt dans les domaines liés à la santé et comment la pandémie a amplifié la crise de confiance dont les fausses nouvelles serait le symptôme.
Pour commencer, nous avons mené une revue de presse sur Eureka avec les mots clefs «Fakes news», «Fausses nouvelles», «Infox» ou «Infausse» entre 2016 et 2022 et dénombré parmi les journaux de presse : 2509 articles pour Radio-Canada Info et CBC combinés, 484 articles de La presse Canadienne, 914 articles du Washington Post et 3 907 articles du New York Times. En circonscrivant la recherche davantage et en ajoutant les mots clefs «covid», «covid-19» ou «coronavirus» nous obtenons les nombres d’articles suivants :
| Journaux | Nombre d’articles sur les fausses nouvelles 2016-2022 | Nombre d’articles sur les fausses nouvelles 2020-2022 | Nombre d’articles sur les fausses nouvelles & la covid-19 | Proportion d’articles sur les fausses nouvelles qui traitaient de la covid-19 2020-2022 |
|---|---|---|---|---|
| La Presse Canadienne | 484 | 111 | 64 | 64/111 58% |
| Radio-Canada Info/CBC News | 2509 | 537 | 298 | 298/537 55% |
| New York Times | 3907 | 931 | 443 | 443/931 48% |
| Washington Post | 914 | 914 | 364 | 364/914 40% |
Il est possible de constater qu’une grande partie des articles de presse portant sur les fausses nouvelles ont traité du sujet de la pandémie de coronavirus et qu’il semble que ce sujet ait pris une bonne partie du paysage médiatique pendant ladite pandémie.
Du côté du domaine académique, une recherche documentaire scientifique sur la plateforme Scopus d’Elsevier avec les mots clefs «covid» & «Fake news» donne un total de 650 documents publiés entre 2020 et 2022 où 59% des articles (387) furent publiés dans l’année 2021. Parmi ces documents on compte 63,4% d’articles scientifiques et 20,9% de compte-rendu de conférence. Les domaines les plus représentés dans la publication de ces documents sont les sciences de l’information (22,9%), les sciences sociales (22,9%) et la médecine & santé publique (12,8%). Par comparaison, avec la même recherche menée sur Scopus, mais en utilisant seulement le mot clef «fake news» (retirant «covid»), on constate qu’entre 2005 et 2015, seulement 43 articles ont été publiés sur le sujet, versus 5056 documents entre 2016-2022, avec un sommet atteint en 2021 (notons que l’année 2022 est toujours en cours au moment de la rédaction de ce billet). Nous constatons aussi que l’une des plus anciennes mentions de «fakes news» dans la catégorie des journaux en sciences de la santé (médecine et ses spécialisations, santé publique, sciences infirmières, immunologie, etc.) date de 2019 dans la revue Vaccine et traitait de la perception des professionnels de la santé chinois quant aux vaccins contre l’hépatite E (Chen et al., 2019). Sans surprise, ce sont les documents issus des domaines de la communication, de l’information et des sciences informatiques qui prédominent sur ce sujet chaque année depuis 2005.
Plus proche de notre domaine d’intérêt, en communication de la santé, les journaux de la base de données de Taylors & Francis: Health Communication, Journal of Health Communication et Journal of Communication in Healthcare ont respectivement publiés 44 articles entre 2019 et 2022 (dont 22 publiés en 2022), 12 articles entre 2019 et 2022 (dont 2 publiés en 2022) ainsi que 14 articles entre 2019 et 2022 (dont 6 publiés en 2022) au sujet des fausses nouvelles. L’ampleur de l’étude des fausses nouvelles dans le sous-champ de la communication de la santé semble donc modérée et quand même nouvelle. Il ne semble pas tout à fait absurde par contre de poser que la pandémie de covid-19 ait contribué à ce nouvel intérêt sur le croisement des croyances, informations et perceptions de la maladie et des soins de santé & les fausses nouvelles. C’est d’ailleurs un constat partagé par De Grosbois (2022).
Du problème…
Les fausses nouvelles au sujet de la santé, que les sciences de la santé étudient dans la récente sous-discipline de l’infodémiologie[1], bien qu’elle soit déjà grandement étudiée dans le sous-champ de la communication, révèlent la coprésence de diverses manières d’aborder la recherche en communication et santé. Celles-ci découlent de diverses définitions d’un état de santé et des moyens de l’atteindre. Plus fondamentalement, elles soulèvent des enjeux disciplinaires de méthodes scientifiques permettant de saisir ce que représente la santé en société et des meilleurs moyens de promouvoir les connaissances accumulées à propos de la santé. Nous tenterons ici de fournir des pistes expliquant l’écho que peuvent trouver les fausses nouvelles chez les individus (écho ne signifiant pas nécessairement adhésion ni crédulité) allant au-delà de la seule évaluation en fonction de leur caractère scientifiquement démontré.
À titre de rappel, nous avons mentionné dans le premier billet de ce dossier thématique que dans une société libre et abstraite les individus sont libres de poursuivre les objectifs de vie qu’ils jugent moralement meilleurs selon leurs propres valeurs et préférences personnelles (Hayek, 1979). Il est donc reconnu que dans nos sociétés occidentales, les individus adoptent une diversité de croyances et pratiques relatives à la gestion de leur santé et de la maladie. Il s’agit d’ailleurs de la visée de la démocratie que de permettre la coprésence de visions variées qui peuvent se confronter les unes aux autres (Peltier, 2016). Selon la théorie de l’évolution culturelle de Hayek, ces connaissances, savoirs et manières d’agir sont discriminés en fonction de leur aptitude à atteindre le but fixé des individus qui les mobilisent. C’est la raison pour laquelle cet économiste soutient que la raison et la culture/civilisation se sont développées parallèlement. Par conséquent, l’organisation sociale en civilisation ne serait pas le produit d’un projet raisonné, mais le résultat de constants essais-erreurs dans les manières d’interagir et de la sélection de la plus efficace (1979). Cette idée fut aussi proposée par le biologiste et psychologue Jean Piaget dans sa théorie de la psychologie du développement des structures cognitives. Situé dans un autre domaine, Piaget atteint des conclusions semblables en posant que l’individu ne sait pas ce qu’il sait, mais on se rend compte de ce qu’il sait par ce qu’il dit et ce qu’il fait (1963, 1970). Dans le même sens, Jordan Peterson (1999) influencé par Carl Jung propose que, mobilisant la pensée préscientifique, les individus fassent sens de leurs expériences en mesurant les conséquences de différentes possibilités d’actions en fonction de leur pertinence pour l’atteinte d’un but prédéfini. En d’autres mots, les individus agissent en fonction des objectifs qu’ils poursuivent : «all goals are motivated, all reasonnable goals are perceptually and cognitively manageable» (Peterson, 2013, p. 8). En ce sens, les savoirs et connaissances correspondent à la simplification de la complexité des choses afin de pouvoir les saisir cognitivement et agir en conséquence (Peterson, 1999, 2013; Whitehead, 1964). Lorsque l’on appréhende le monde dans une perspective autre que celle de la méthode scientifique, dans une perspective préscientifique, les choses du monde sont appréhendées comme des outils et leur signification dépend de l’objectif poursuivi (Peterson, 1999, 2013). Ceci explique pourquoi un même objet peut tantôt avoir une valence positive, tantôt une valence négative lorsque l’objectif de l’individu change. Par exemple, si notre objectif est de nous réchauffer en hiver, allumer un feu est une chose positive. Par contre, si une forêt prend feu en temps de sécheresse, allumé un feu semble une chose négative. Dans le même sens, la sociologie pragmatique de Boltanski (2009) s’attarde à l’étude de la gestion de l’incertitude par les individus pour s’orienter dans le monde et agir. Cette incertitude fait référence chez Boltanski 1) au flux de la vie, aux aléas imprévisibles de notre monde de vie, ainsi 2) qu’aux caractéristiques uniques et situées des individus soit leur diversité sur le plan interne des désirs, préférences et ambitions ainsi que sur le plan de leur position géographique et temporelle dans le monde. À l’intérieur de cette incertitude, les individus s’orientent différemment dans leur monde de vie en oscillant entre action et réflexion (Boltanski, 2009). Encore une fois, dans ce domaine aussi, on conclut que la raison et l’action se déploient en parallèle et s’inter-influencent.
Cette explication fondée sur les constats croisés de l’économie, la biologie, la psychologie, la neurobiologie et la sociologie permet d’ouvrir la réflexion à un ensemble de croyances et pratiques en santé qui ne sont pas découvertes ni testées par la méthode scientifique, mais plutôt par les expériences, interactions interpersonnelles et les rencontres interculturelles. Dans ce mode d’appréhension du monde et des manières d’y intervenir, les croyances et pratiques sont confrontées et les plus efficaces sont conservées. La sélection se fonde dans ce cas non pas sur des critères de validité et de fiabilité scientifique, mais sur leur efficacité pragmatique à atteindre le but poursuivi par l’individu ou son groupe. En résumé, les individus mobilisent des connaissances non-scientifiques parce qu’elles permettent de faire sens et d’agir en contexte, ce qui aboutit à la croyance en leur efficacité, ce que la méthode scientifique pourra confirmer ou invalider.
La défense de la rationalité et des promesses des Lumières sur l’émancipation de l’individu grâce à la raison et la méthode scientifique dépasse les ambitions de ce billet. Notons simplement que ce procédé de mise en action des croyances (motorisation de la signification) propose une explication convaincante de ce qui guide le comportement des individus. Celle-ci permet de moins se focaliser sur le risque de crédulité des individus face aux fausses nouvelles. À ce titre, beaucoup d’études soulignent bien qu’elles se voient peu accorder de véracité par les personnes pouvant pourtant échanger à leur sujet ou les partager (Boyadjian, 2020; Dieguez et Delouvée, 2021; Lamotte et al., 2019; Marwick et al., 2021; Quéré, 2018). Ces recherches concluent donc sur l’importance de s’intéresser davantage aux raisons pour lesquelles les communications des institutions de santé trouvent moins d’écho chez ces individus, ce qui laisse la place à la mobilisation de ces contenus peu fiables pour tenter de dire leur perception du monde. Dans cette perspective, il serait moins question de combattre la crédulité des individus que d’identifier leurs raisons de défiance, justifiées ou non, à l’égard des institutions officielles en santé et d’y apporter des réponses. Fondé sur cette théorisation du comportement, le «concept» de fausses nouvelles semble peu heuristique puisque la qualité véridique reconnue à la nouvelle dépend de son efficacité à atteindre un but ou à s’intégrer dans une représentation plus large du monde et de ce qui s’y passe. Ces fausses nouvelles constitueraient donc moins le symptôme d’un relativisme épistémique remettant en cause la force des connaissances établies scientifiquement que l’incapacité à se saisir socialement de ces connaissances. Précisons que cette manière de voir ouvre la porte à des enquêtes sur les causes de cette incapacité non seulement du côté des littératies individuelles mais aussi du côté des manières dont les institutions scientifiques communiquent ou dont les pouvoirs politiques et économiques les mobilisent (Bourguignon, 2013; Girel, 2017; Lipani et Pascal, 2020)(Bourguignon, 2013; Girel, 2017; Lipani et Pascal, 2020). L’étude des perceptions et des représentations sociales est d’ailleurs un pan important de la recherche en communication de la santé, dont l’accumulation des connaissances sur une longue période a permis de ne pas assimiler les logiques communicationnelles à celles de la biologie ou de la transmission technique de signaux (Anderson, 2020).
Le problème des fausses nouvelles nous paraît donc davantage relever des enjeux de la circulation sociale des savoirs variés entourant la santé et des conditions de leur reconnaissance par les individus. Internet et les médias sociaux sont d’ailleurs un lieu d’échange propice aux interactions mettant en scène ces discussions autour de l’application dans le quotidien de ces savoirs (Thoër, 2012). En effet, les forums d’échanges sur internet servent à la diffusion d’information de santé, le soutien émotionnel lié à une expérience de santé et la mobilisation collective sur un enjeu de santé (Thoër, 2012). Elles permettent tantôt de rapprocher le patient et le soignant, tantôt de négocier et remettre en question l’expertise et le jugement clinique de ce dernier (Thoër, 2012). Cependant, la remise en cause du savoir scientifique s’avère rare. Il s’agit beaucoup plus de demander comment se l’approprier ou comment adapter les prescriptions établies par les professionnels(elles) de santé aux conditions d’existence des personnes que de les discréditer sur le fond.
…aux solutions
Peltier (2016) adresse des solutions pour passer outre l’adhésion aux théories du complot, thème souvent fortement associé à celui des fausses nouvelles. Elle souligne l’importance de trouver des alternatives qui ne recréent pas de système de pensée simplifiée, mais qui outillent les individus et les collectifs à pouvoir construire leurs propres raisonnements et opinions. Il s’agit donc d’éviter de proposer des réalités binaires (100% vrais vs 100% faux, eux vs nous) qui ne permettent pas de saisir la complexité de nombreux sujets et enjeux. D’ailleurs, Peltier (2016) fait ressortir que les complotistes et les «anti-complotistes» adressent leurs revendications au nom des mêmes valeurs : la vérité, l’émancipation et la pensée critique. Partageant les mêmes valeurs, l’auteure souligne donc l’importance de l’apprentissage à mener des débats sains en société. À son avis, valoriser les conditions qui permettent ce type de débats, où tous peuvent s’exprimer et confronter leurs idées, constituerait une avenue prometteuse. Les conditions propices aux débats sont, entre autres, la reconnaissance de l’Autre dans son humanité et d’éviter l’infantilisation pour disqualifier l’adversaire (De Grosbois, 2022; Peltier, 2016). Peltier propose aussi l’appropriation de la démarche critique par la population telle que l’analyse des faits et la vérification des sources, mais surtout leur mise en perspective au sein d’enjeux sociopolitiques en cours, afin de pouvoir naviguer dans les différents flux d’information en jaugeant leur fiabilité en contexte et non selon une norme scientifique du “vrai”. Coutant (2018, 2019)En ce sens, dans son chapitre «How to seek Truth : nomological networks of cumulative evidence» Saad (2020) propose la méthode du même nom pour définir ce qui est «vrai» et «réel» dans notre quotidien et discute de son application en adressant quelques sujets de société controversés. L’utilisation du réseau nomologique des évidences cumulées fut initialement proposée dans un très célèbre article du Psychological Bulletin par Cronbach et Meehl (1955). En résumé, une chose est vraie lorsque sa véracité peut être établie par l’accumulation d’évidences qui convergent vers une même conclusion. Il s’agit d’ailleurs d’un des principes de la démarche scientifique que de juger de la véracité d’un résultat en fonction de sa cohérence avec les observations cumulées dans différents domaines de recherche. La proposition théorique ci-haut que les individus agissent en fonction de leurs objectifs est un exemple d’un réseau de règles qui structurent la motivation et qui sont dévoilées par l’accumulation d’évidences dans différents domaines à savoir ici : la psychologie, neuropsychologie, l’économie et la biologie. Saad (2020) s’adresse au grand public lorsqu’il propose de cumuler les preuves sur un enjeu avant d’en former une opinion précipitée. Toutefois, cette méthode issue des sciences de la psychologie bénéficierait surement aussi aux journalistes dans leur manière de présenter la nouvelle.
À cet effet, nicher la solution uniquement dans l’éducation des individus est critiquée par Maya Goldenberg (2021) qui n’adhère pas à l’idée que le problème des «fausses nouvelles» se situe seulement dans le manque de connaissance de la population. De son côté, la professeure de philosophie propose de modifier les habitudes rédactionnelles des journalistes particulièrement sur leurs méthodes et pratiques de diffusion de l’information. De Grosbois (2022) abonde dans le même sens, il situe le problème de la désinformation non pas dans les effets des médias et la naïveté du public, mais dans le manque de confiance de ces derniers face aux institutions. Ainsi, les fausses nouvelles sont comme un symptôme d’une crise qui sévit dans le domaine des médias et de l’information. À titre de solution, l’enseignant propose d’exposer honnêtement les motivations, intérêts et biais présents en journalisme et de les reconnaitre (De Grosbois, 2022). De plus, De Grosbois (2022) propose de financer socialement les instances de presse pour que l’information soit considérée comme un bien public et commun. Inversement, Stegenga (2018) propose que les producteurs de savoirs, les institutions de santé et celles de presse acquièrent une indépendance économique quasi-totale et qu’elles puissent ainsi se distancer du politique et des conflits d’intérêts qui y sont rattachés. En finissant, pour Stegenga (2018), la transparence des institutions, leur accessibilité, la démonstration d’une empathie et de la bienveillance envers le public ainsi que l’ouverture au dialogue avec ce dernier sont des pistes de solutions qui permettraient d’assainir les institutions et de répondre aux critiques qui leur sont adressées.
Notes
[1] Dont nous avons déjà critiqué la pertinence épistémique sachant que le domaine des communications a plus d’un siècle d’expertise dans l’étude de la réception et l’utilisation des messages médiatiques et que la communication et la santé étudie les perceptions et croyances de santé depuis longtemps.
Bibliographie
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ComSanté Centre de recherche sur la communication et la santé