Les personnes qui ont vécu un événement ayant mis en danger leur vie ou celles des autres sont susceptibles de développer un trouble de stress post-traumatique (TSPT). Dans le cas d’événements traumatiques de masse, comme le séisme et le tsunami qui ont ébranlé le Japon, un nombre important de personnes peuvent être concernées. Internet, qui est particulièrement résistant du fait de sa structure en réseau, offre des avenues intéressantes pour organiser les secours, aider les individus à retrouver leurs proches et intervenir auprès des personnes qui pourraient développer un trouble de stress post-traumatique.
L’équipe du professeur Alain Brunet, qui dirige le laboratoire de recherche sur les psychotraumatismes à l’institut Douglas, s’est particulièrement intéressée à mieux cerner l’utilisation d’Internet à la suite des événements traumatiques. Brunet, Ashbaugh et Herbert (2010) ont produit un ouvrage collectif «Internet use in the Aftermath of Trauma» (voir aussi sur Amazon) pour présenter ces différents usages d’Internet qui incluent : l’information du public, l’évaluation (pré-diagnostic) des victimes, la formation en ligne des professionnels et intervenants sur le site de la catastrophe et l’intervention en ligne pour les problèmes pouvant perdurer à long terme. Internet constitue aussi un outil très important pour la recherche puisque nombreux sont les personnes et les professionnels qui ventilent leur expérience du trauma via les médias sociaux.
Le laboratoire réalise actuellement une étude sur l’impact psychologique de la couverture médiatique du séisme au Japon. Participez à l’enquête en ligne (temps estimé 5 minutes)
ComSanté Centre de recherche sur la communication et la santé