Des chercheurs ont réalisé une étude afin de comprendre l’utilité et l’efficacité du réseau social numérique Twitter dans le processus d’aide et de soutien pour les femmes atteintes du cancer du sein.
Bien que de nombreux groupes de soutien « traditionnels » existent, peu de femmes atteintes du cancer du sein participent à ce type de groupe (moments inopportuns, transport, garde d’enfants, réticence à s’exprimer en groupe, etc.). Les groupes « en ligne » deviennent alors une alternative intéressante. Divers groupes ont ainsi vu le jour par le biais de blogues, forums, groupes de discussion, mais également par le biais des réseaux sociaux numériques tels que Twitter et Facebook, outils qui se veulent bidirectionnels et interactifs.
C’est en ce sens qu’un groupe de discussion a été lancé en 2011 sur Twitter par deux survivantes du cancer du sein autour du #BCSM. L’objectif de ce groupe de discussion était de fournir des informations ainsi qu’un soutien pour les personnes touchées par la maladie. Les tweets se produisaient sur une base hebdomadaire et couvraient aussi bien les aspects liés au dépistage du cancer du sein, que le diagnostic établi, ou encore le traitement prescrit. Pour comprendre l’impact de ce type de groupe de discussion en ligne, les chercheurs ont réalisé un sondage pré et post participation au #BCSM afin de déterminer le profil des participants ainsi que l’impact qu’ont eu ces échanges sur leur niveau de compréhension de la maladie et leur anxiété. L’enquête a mobilisé 206 répondants de tous âges (avec une majorité de répondants âgés entre 35 et 64 ans), dont 69,4% étaient des patientes atteintes du cancer du sein.
Environ 20% à 30% des patients atteints du cancer du sein montrent des signes d’anxiété ou de dépression au cours de l’année suivant le diagnostic et des symptômes de dépression peuvent perdurer jusqu’à 5 ans après le diagnostic. Cette étude démontre que la participation à cet échange a un impact réel et significatif sur la diminution du niveau d’anxiété des patientes. Les participants à l’étude ont également signalé une amélioration de leur connaissance de la maladie, et de la chronologie des soins offerts. Cependant, malgré la mise en place de groupes de soutien en ligne, 1 participant sur 5 ne voit pas son niveau d’anxiété diminuer. Comme le soulignent les chercheurs, Twitter ne peut remplacer les ressources traditionnelles d’information et de soutien. Par conséquent, le rôle des médias sociaux semble davantage compléter plutôt que remplacer les pratiques actuelles.
Référence:
Attai, D. J., Cowher, M. S., Al-Hamadani, M., Schoger, J. M., Staley, A. C. et Landercasper, J. (2015). Twitter Social Media is an Effective Tool for Breast Cancer Patient Education and Support: Patient-Reported Outcomes by Survey. Journal of Medical Internet Research, 17(7). http://www.jmir.org/2015/7/e188/
ComSanté Centre de recherche sur la communication et la santé
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