
C’est avec surprise que j’écris mon premier billet sur le sujet de la grippe A H1N1. Ha ! Il faut dire que les « crises » favorisent souvent l’innovation. C’est en tout cas ce qu’on peut dire du déploiement du site grippemontréal.qc.ca. Bien qu’il y a eu quelques avancées et réflexions à la Direction de santé publique (DSP) de l’ASSS de Montréal (où je travaille) sur le thème « Internet et santé », c’est le contexte de la pandémie de grippe A H1N1 qui a servi de bougie d’allumage à ce projet d’intervention « nouveau genre » en santé publique et qui a mobilisé l’intérêt nécessaire pour aller de l’avant.
Menée par Louis-Robert Frigault, l’équipe GrippeMontréal regroupe une quinzaine de personnes dont les expertises touchent l’informatique, la gestion de banques de données, la surveillance épidémiologique, l’éthique, la communication et des aspects davantage psychosociaux d’Internet. Pour vous donner une idée, nous avions une échéance d’environ trois semaines entre la première rencontre d’équipe, où nous partagions surtout de « merveilleuses idées », et la livraison d’une version fonctionnelle du site. Je dois vous dire que nous abordons l’aventure avec humilité puisque nous sommes conscients qu’une part du projet est très organique et que nous apprendrons en cours de route.
L’objectif poursuivi est d’ouvrir la voie à une collaboration entre la DSP et la population qui permettra de réaliser des enquêtes de santé en ligne tout en favorisant l’interactivité. Ces enquêtes ont l’avantage de fournir de l’information presque en temps réel, ce qui est très avantageux avec certains problèmes dont la grippe par exemple. Le site du Royaume-Uni flusurvey a d’ailleurs été l’une de nos inspirations.
Plusieurs éléments sont d’intérêts pour le thème « Internet santé », je partagerai avec vous mes réflexions et vous tiendrai au courant de l’évolution du site grippemontreal.qc.ca . Pour l’instant, je vous invite bien sûr à consulter le site et à participer à l’enquête en ligne.
ComSanté Centre de recherche sur la communication et la santé
Je crois fermement à ton point de vue qui veut que les crises (même si elles sont malheureuses) favorisent grandement l’innovation. Sans trop rentrer dans le sujet, je donne comme exemple cette crise économique qui a provoqué de grands changements dans la façon de concevoir le capitalisme.
Ceci dit, sachant que la population est souvent informée avant les instances publiques des nouveaux cas concernant la grippe A H1N1 (notamment avec Twitter), ce projet impliquant la participation citoyenne me paraît d’une très grande pertinence.
Bonne continuation!
Très bon billet et cette intervention de la Direction de la santé publique est fort pertinente! Susciter concrètement la participation citoyenne dans un dossier de santé, sans que cela ne soit trop exigeant en termes de temps et de ressources, me semble être une bonne façon de procéder. Je suis bien curieuse de l’implantation de ce projet et de sa capacité à rejoindre un échantillon représentatif de citoyens montréalais. J’ai hâte d’en savoir plus…
Merci pour les commentaires. Pour la représentativité de « l’échantillon », il y avec la fragmentation des usages des technologies de la communication plusieurs défis en matière d’enquête. En plus de baisses enregistrées sur le taux de réponse aux sondages téléphoniques,certaines franges de la population délaissent carrément la traditionnelle ligne filaire. Il y a effectivement maintenant un défi d’apprendre à composer avec plusieurs types de données, de comprendre leurs forces et leurs limites.