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Prière de ne pas déranger : «Je chat avec ma best…»

Selon une récente étude, plus de 60% des jeunes de 10 à 17 ans navigueraient sur Internet sans surveillance ni restriction.

Le Centre de Recherche et d’Information des Organisations de Consommateurs (le CRIOC) de Belgique a réalisé une étude intitulée Jeunes et internet. Celle-ci avait pour but d’évaluer les comportements des jeunes sur Internet, ainsi que les risques potentiels liés à cette activité. Durant les mois de février et de mars 2009, 2 600 questionnaires ont été administrés dans les écoles primaires et secondaires de Belgique à des jeunes Bruxellois et Wallons âgés entre 10 et 17 ans.

L’étude rapporte que plus de 9 jeunes sur 10 surfent sur Internet dont 95% le font principalement à la maison. L’activité la plus fréquente est le clavardage (le chat), suivi par la visite de sites Internet, puis par les jeux en ligne (respectivement 80%, 74% et 68% des jeunes interrogés).

Une section intéressante de l’étude concerne les règles imposées aux enfants par leurs parents relativement à l’usage d’Internet. En effet, seulement 40% des parents imposeraient des règles. Au final, c’est un jeune sur trois qui subirait un contrôle intégral pour surfer, clavarder ou télécharger.

Excepté pour les 10 et 11 ans, le sentiment de sécurité sur Internet a augmenté chez les jeunes internautes. En effet, plus de trois jeunes sur quatre déclarent se sentir en sécurité. Pourtant, près de la moitié de ceux qui jouent en ligne ont des contacts avec des inconnus, ces jeunes étant principalement des garçons. En ce qui concerne le clavardage avec des inconnus, cette tendance semble moins fréquente : ce phénomène touche entre un répondant sur trois et un sur quatre selon les groupes d’âge. On peut établir un parallèle entre cette tendance et les sources d’information utilisées par les jeunes en matière de santé. En effet, sur ces questions, les jeunes de 12 à 17 ans se fient davantage aux gens qu’ils connaissent. Ainsi, 66 % d’entre eux consulteraient en premier lieu leurs parents, comparativement à environ 12 % qui se référeraient d’abord à Internet (Ackard et al. 2001).

En conclusion, l’étude recommande une éducation critique face à Internet, une attention particulière devant être portée à sensibiliser les jeunes aux risques qu’ils encourent. Ceux-ci, tout comme leurs éducateurs, doivent apprendre à gérer les risques sans les sous-estimer. Quant aux parents, ils devraient jouer un rôle d’accompagnateur auprès de leurs enfants, et ce, de manière plus accentuée. Différents outils sont d’ailleurs disponibles pour aider les parents en ce sens, notamment ceux proposés par le Réseau éducation-médias qui offre des conseils sur l’utilisation des médias en famille.

À propos Elisabeth Brisset des Nos

Un commentaire

  1. Merci de nous présenter cette étude. Je suis un chiropraticien de montréal et père de 4 enfants. Ils ont eu leurs ordinateur dans une pièce familiale pendant quelques années. Lorsque je leur ai dit qu’ils pouvaient mettre leurs ordis dans leurs chambres, je n’avais pas encore fini ma phrase que les fils étaient déjà débranchés…

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